
SHIATSU ET MASSAGES CHINOIS
| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Silencieux et vide,
Indépendant et inaltérable,
Il circule partout sans se lasser jamais,
On peut le considérer comme
La mère du monde entier
Ne connaissant pas son nom
Je le dénomme « Tao »[1]
La médecine chinoise puisse ses racines dans les temps antiques, rien ne vient attester de l'existence réelle des inventeurs de la médecine chinoise, ceci relève des mythes fondateurs de
|
ORIGINE DE LA MEDECINE CHINOISE |
|||
|
3 PERSONNAGES |
FU XI |
SHEN NONG |
HUANG DI |
|
3 DECOUVERTES |
Les trigrammes |
Les remèdes |
L'acupuncture |
|
3 TEXTES |
Yi Jing |
Shen Nong Ben Cao Jing |
Nei Jing Su Wen |
FU XI ; LE PREMIER DES TROIS AUGUSTES
FU XI serait à l'origine de la chasse, de la pêche, de la cuisson des aliments, de l'élevage, des constructions des maisons, du calendrier, de l'utilisation des métaux, des cordes nouées et des trigrammes.
Au sujet de l''invention de ces trigrammes, deux sources différentes semblent s'opposer, la tradition raconte que FOU XI reçut du ciel par l'intermédiaire d'un cheval-dragon un tableau qui lui permit d'inventer les trigrammes. La deuxième source provient du Yi JIng ; dans le grand commentaire (Da Zhuan) est exposé l'histoire de la civilisation chinoise en rapport avec les hexagrammes du Yi Jing dans laquelle FOU XI fait figure de fondateur de la nation chinoise où son sens d'observation et son esprit pénétrant s'unissent pour mettre en forme les trigrammes.


L'INFLUENCE DU CIEL ; LE TABLEAU DU FLEUVE
FU XI aurait reçu d'un cheval dragon le HE TU
L'étymologie de l'idéogramme TU
Sens étendu ;
Méditer
Combiner
Projeter
Plan
calcul
L'idéogrammel TU
Philastre voyait dans ce cheval dragon le symbole du lever du soleil (le dragon) son coucher (le cheval) dans les figures du tableau (les points ronds noirs ou blancs) des astres et constellations et dans les trigrammes les phases de la lune. Pour lui la base fondamentale du Yi Jing est une observation astronomique !
Voici à quoi ressemble le tableau tel que les néo-confucianistes l'on présenté sous la dynastie des Song (960-1279) Ce tableau était composé de figures ; points ronds blancs ou noirs groupés dans un certain ordre.

C'est l'origine de cinq éléments à partir des nombres pairs et impairs :
Ce tableau est l'association de deux systèmes de pensée, l'un issu du Yue Ling (traité sur le calendrier) qui indique l'emplacement que le fils du ciel (l'empereur) doit occuper quand il édicte les ordonnances mensuelles sur l'emplacement du Ming Tang (bâtiment à cinq salles disposées en croix) ceci en suivant les saisons ; les nombres étant associés aux saisons. L'autre système est issu du Hong Fan qui associe les nombres aux éléments ; eau, bois, feu, terre, métal.

Le don du Ciel (le tableau du fleuve) influença FOU HI au point d'inventer à partir de cette vision la combinaison des traits pleins et discontinus.
Alors que dans les temps anciens FOU XI gouvernait le monde, il leva les yeux et contempla les images du ciel, il abaissa les yeux et contempla les phénomènes de la terre. Il contempla les signes des oiseaux et des animaux et leur adaptation aux régions. Il procéda directement à partir de lui-même et indirectement à partir des choses. Il inventa ainsi les huit trigrammes pour entrer en connexion avec les vertus des dieux lumineux et classer les conditions de tous les êtres. (Le grand commentaire, chapitre II histoire de la civilisation §1)
Ici point de révélation par un animal messager du ciel (le dragon), FOU XI observe, s'imprègne des choses au dessus, en dessous, en lui et autour de lui. Ces observations l'amène à inventer les trigrammes donnant aux humains la possibilité de communiquer avec le ciel.
Il fit des cordelettes nouées et les utilisa comme filets et comme nasses pour la chasse et la pêche. Il tire probablement cette invention de l'hexagramme CE QUI S'ATTACHE (le grand commentaire chapitre II histoire de la civilisation §2)
IMAGE ET YIN YANG L'origine des trigrammes provient du Taiji, celui-ci laisse apparaître plusieurs images ; la poutre faîtière, et le clair et le sombre. La poutre faîtière Ji est originellement une poutre faîtière : Il s'agit d'un simple trait
A partir cette unité, la dualité apparaît à travers les opposés tels que le haut et le bas, la droite et la gauche, le devant et le derrière. Ces opposés sont devenus ensuite le yin et le yang. Le clair et le sombre Le yin yang exprime aussi l'image de deux vallées, l'une exposée au Sud correspond au clair, l'autre exposée au Nord correspond au sombre. Ces images donneront naissance au diagramme du yin yang. Notons qu'ici aussi, nous trouvons une rivière qui délimite les deux vallées, certainement le fleuve jaune qui a vu naître la nation chinoise. LES TRIGRAMMES
L'image de l'hexagramme n°30 LI aurait suggéré à FOU XI l'invention des cordelettes nouées, donc de la chasse et de la pêche (l'hexagramme qui est partagé à l'intérieur et fermé à l'extérieur est l'image des mailles d'un filet dans lequel les animaux restent attachés)


Le grand premier commencement (Tai Ji)
engendre les deux puissances fondamentales (Yi) :
le yin (l'obscur)
le yang (le lumineux)
Les deux puissances fondamentales engendrent les quatres images (Xiang) :
le vieux yang ou grand yang (tai yang) correspond à la saison de l'été
le vieux yin ou grand yin (tai yin) correspond à la saison de l'hiver
le jeune yang ou petit yang (shao yang) correspond à la saison du printemps
le jeune yin ou petit yin (shao yin) correspond à la saison de l'automne
Les quatre images engendrent les huit trigrammes (Gua)
(Da Zhuan le grand commentaire chapitre XI § 5)

YI JING ET MEDECINE
Le maître dit : « Reconnaître les germes est assurément divin. L’homme noble ne flatte pas dans ses rapports avec les supérieurs, il n’est pas arrogant dans ses rapports avec les inférieurs. Il connaît assurément les germes. Les germes sont le premier, l’imperceptible commencement du mouvement, la première trace de fortune (ou d’infortune) qui se manifeste. L’homme noble voit les germes et agit aussitôt. Il n’attend pas le jour entier. (Da Zhuan, le grand commentaire chapitre IV § 11)
A.Cheng met en évidence dans son chapitre consacré à « l’infime amorce », l’importance donnée aux germes des événements. Dans le Yi Jing, Kong Fu Zi (Confucius) insiste sur le terme Ji signifiant annonce d’un changement, ce terme est très proche de Yi du Yi Jing qui se traduit par mutations. Le Yi Jing permet par la pratique divinatoire d’entrer en contact avec le « sans- forme », cette acuité permet de discerner les germes des actions ou des événements futurs.
C’est ce que cherche le médecin chinois, il scrute à travers les signes les plus tenus, les plus petits les germes d’un trouble ou d’une maladie avant qu’elle ne soit installée. Agir avant le que le mal ne s’installe, savoir reconnaître les germes de la maladie tels sont les préoccupations du médecin chinois en cela il se rapproche du sage.
SOURCES :
Caractères chinois Wieger
Dictionnaire français de langue chinoise Ricci
Histoire de la pensée chinoise A.Cheng
La pensée chinoise M.Granet
Les signes et les mutations Wang Dongliang
Le Yi king traduit par Philastre
Yi King R.Wilhelm
[1] Lao-tseu Tao-tö king XXV Philosophes taoïstes Gallimard
Commentaires